L'indice de masse corporelle est un moyen rapide de mettre en relation le poids d'une personne avec sa taille. Il ne mesure pas directement la masse grasse, mais comme le poids de la plupart des gens augmente à peu près proportionnellement au carré de leur taille, l'IMC s'avère être un indicateur de dépistage utile et facile à calculer. Médecins, assureurs et agences de santé publique s'en servent comme premier signal indiquant si le poids d'une personne se situe dans une plage associée à un risque de santé plus élevé — pas comme un diagnostic en soi.
L'Organisation mondiale de la santé définit les tranches suivantes pour les adultes de 20 ans et plus, appliquées de la même façon aux hommes et aux femmes :
| Classification | Plage d'IMC (kg/m²) |
|---|---|
| Maigreur sévère | moins de 16 |
| Maigreur modérée | 16 – 17 |
| Maigreur légère | 17 – 18,5 |
| Poids normal | 18,5 – 25 |
| Surpoids | 25 – 30 |
| Obésité, classe I | 30 – 35 |
| Obésité, classe II | 35 – 40 |
| Obésité, classe III | plus de 40 |
Les enfants sont encore en croissance, donc une échelle d'IMC fixe n'a pas de sens pour eux. Le CDC compare plutôt l'IMC d'un enfant à celui de milliers d'autres enfants du même âge et du même sexe, et indique où il se situe sous forme de percentile :
| Catégorie | Percentile |
|---|---|
| Insuffisance pondérale | moins du 5ᵉ percentile |
| Poids sain | 5ᵉ – 85ᵉ percentile |
| Risque de surpoids | 85ᵉ – 95ᵉ percentile |
| Surpoids | plus du 95ᵉ percentile |
Cette calculatrice indique une valeur d'IMC brute pour tout âge, mais les catégories adultes fixes et les statistiques associées ci-dessous (plage de poids sain, IMC Prime, indice pondéral) ne s'appliquent qu'une fois la croissance stabilisée ; nous les affichons donc à partir de 20 ans. Pour un enfant ou un adolescent, comparez plutôt le chiffre à une courbe de croissance pédiatrique ou consultez un pédiatre plutôt que de le lire sur le tableau adulte.
Un excès de poids par rapport à la taille est statistiquement lié à une longue liste de problèmes de santé, notamment :
Rien de tout cela ne signifie qu'une seule mesure d'IMC détermine le destin d'une personne — mais un IMC durablement supérieur à 25 est un signal raisonnable pour discuter avec un médecin de l'intérêt d'éventuels changements de mode de vie.
L'insuffisance pondérale comporte également ses propres risques :
Un IMC durablement bas — surtout lorsqu'il est inexpliqué — mérite d'être discuté avec un médecin, car il peut parfois révéler une pathologie sous-jacente telle qu'un trouble alimentaire ou une autre maladie.
L'IMC repose sur seulement deux chiffres, la taille et le poids, et ne peut donc pas distinguer le muscle de la graisse. Un athlète très musclé et une personne sédentaire de même taille et même poids obtiendront un IMC identique, alors que leur composition corporelle réelle — et leur risque pour la santé — peuvent être très différents. Quelques tendances générales à connaître :
Malgré ces réserves, l'IMC est raisonnablement corrélé à la masse grasse pour la grande majorité des gens, ce qui explique pourquoi il reste l'outil de dépistage de référence — il ne devrait simplement pas être le seul chiffre pris en compte par un clinicien.
La version métrique divise le poids en kilogrammes par la taille en mètres, au carré :
La version américaine utilise les livres et les pouces, avec un facteur de conversion de 703 intégré :
Par exemple, une personne mesurant 5′10″ (70 po) et pesant 160 lb obtient 703 × 160 ÷ 70² ≈ 23,0 kg/m² — le même résultat qu'en convertissant cette même personne à 1,778 m et 72,6 kg puis en utilisant la formule métrique.
L'IMC Prime exprime simplement l'IMC sous forme de fraction de la limite supérieure de la plage « normale » (25 kg/m²) :
Comme il s'agit d'un ratio plutôt que d'un nombre absolu, l'IMC Prime permet de voir facilement à quel point une personne s'éloigne du seuil normal, et de comparer cet écart entre personnes ou groupes même si le seuil de référence diffère légèrement selon le pays. Un IMC Prime inférieur à 0,74 correspond à l'insuffisance pondérale, 0,74–1 au poids normal, 1–1,2 au surpoids, et au-delà de 1,2 à l'obésité.
L'indice pondéral répond à la même question de base que l'IMC — quel est le poids de cette personne par rapport à sa taille — mais élève la taille au cube plutôt qu'au carré :
En élevant la taille au cube, l'indice pondéral s'avère nettement plus fiable que l'IMC pour les personnes aux extrêmes de la plage de taille, où l'IMC a tendance à surestimer la minceur des personnes très grandes et à surestimer la corpulence des personnes très petites. Il est utilisé moins souvent au quotidien, mais reste un contrôle croisé utile en complément de l'IMC.